Usure dans l’Islam : Pourquoi est-ce Interdit ?

La question de l’usure dans la religion musulmane est fondamentale, puisqu’elle dicte de nombreux choix, notamment financiers. Aussi appelée Riba, l’usure signifie le surplus exigé du débiteur par rapport au délai de remboursement qui lui a été accordé (autrement dit, le paiement d’intérêts). Beaucoup de musulmans souhaitant respecter leur foi, se voient bloqués dans la réalisation de leurs projets, à cause de l’usure. Dans cet article, Lina vous explique pourquoi l’usure dans l’Islam est interdite, et quelles alternatives existent.

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Le Riba peut être défini par intérêt ou usure. Si le terme « usure » est la traduction la plus fréquemment donnée à cette interdiction de l’intérêt usuraire, il est important de préciser que le mot Ribâ vient cependant du verbe rabâ & arbâ qui signifie augmenter et faire accroître une chose à partir d’elle-même. Le terme « Riba » désigne, dans le droit musulman, tout avantage ou surplus perçu par l’un des contractants sans aucune contrepartie acceptable et légitime du point de vue de la Sharia. 

Le Riba a deux formes principales :

  • Riba-Al-fadl représente tout surplus concret perçu lors d’un échange direct entre deux choses de même nature qui se vendent au poids ou à la mesure.

 

  • Riba-Annassia correspond au surplus perçu lors de l’acquittement d’un dû. Le paiement a été posé comme condition de façon explicite ou implicite dans le contrat, en raison du délai accordé pour le règlement différé. C’est le plus répandu dans la société, à travers les crédits, les prêts et placements proposés par les établissements bancaires et organismes de financement traditionnels.

L’usure est omniprésente au sein de la finance conventionnelle

Selon l’Islam, dans le contexte financier, il est interdit de réaliser des transactions financières basées sur du Riba. Or, lorsque vous possédez un compte courant dans une banque classique, l’argent qui y transite alimente un circuit basé essentiellement sur l’usure. En effet, la banque dispose de vos fonds librement, et le place où bon lui semble. Elle est libre d’investir votre épargne dans des fonds illicites (industrie du jeu, porcine, des armes ou encore de l’alcool). Cela est interdit par l’Islam. Lorsque vous êtes à découvert, c’est le même principe : les agios à payer vous impliquent dans la pratique de l’usure. Lorsque vous épargnez sur des comptes de type livret Jeune, Livret A, ou PEL, les intérêts que vous touchez sont également basés sur la pratique du Riba. Que vous fassiez un don ou non, les intérêts restent toujours soumis au Riba. Enfin, lorsque vous sollicitez un prêt bancaire, vous participez au développement de l’usure via le paiement des intérêts. 

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Pourquoi l’usure est interdite dans l’Islam ?

Ce qui différencie le Riba dans ses deux formes de la vente d’un bien ou d’un service, est que la contrepartie perçue n’est considérée comme acceptable dans le droit musulman, qu’elle vise à compenser quelque chose de légitime, comme : 

  • La perte de valeur liée à l’usage d’un bien, dans le cas de la location d’un bien ; 

 

  • L’effort fourni pour la réalisation d’un objet dans le cas de la vente d’un bien produit par le vendeur ;

 

  • Le travail accompli pour l’obtention d’un bien matériel et le risque engagé dans sa prise en charge, dans le cas de la vente d’une marchandise achetée à autrui.

 

La prohibition du Riba dans toutes ses formes semble être l’une des conséquences de l’égalitarisme recherché dans la loi musulmane. Ainsi, la loi musulmane interdit le retrait par le prêteur d’un quelconque avantage de son prêt. Si cet avantage est librement accordé par l’emprunteur après remboursement du prêt, et ne constitue pas une condition tacite ou explicite, alors il y a exception.

Le contrat Mourabaha, la solution au Riba pour financer ses projets

Des projets financés dans le respect de l’éthique

À la différence d’un crédit immobilier classique, le crédit halal ne fait l’objet d’aucun intérêt usuraire (Riba). En réalité, il s’agit d’une opération d’achat et revente moyennant une marge bénéficiaire que récupère la banque. Grâce aux banques islamiques, vous pouvez donc désormais faire fructifier votre épargne, tout en respectant vos valeurs. Chaque jour, des dizaines de clients nous appellent et nous font part de leur besoin de financement. Devenir propriétaire, créer votre entreprise ou financer les études de vos enfants sans Riba, c’est possible !

Un fonctionnement simple et transparent pour l’achat d’un bien immobilier

La banque islamique qui souhaite proposer une alternative au crédit classique doit réaliser un acte de commerce, qui remplace l’acte de prêt. En suivant cette logique, la banque achète le bien que vous ciblez, puis vous le revend avec une marge. Votre paiement sera échelonné dans le temps pour vous permettr de profiter immédiatement de votre bien. En revanche, avant d’arriver à cette belle conclusion, plusieurs étapes sont nécessaires :

  1. La banque étudie votre situation personnelle et votre profil financier, afin de déterminer votre capacité de remboursement. Cette étape permet aussi de vérifier que l’investissement est rentable pour vous, qu’il s’agisse d’un investissement résidentiel ou locatif ;

     

    1. Si votre dossier est éligible, alors le processus continue ; 
    2. Si votre dossier n’est pas éligible sur le moment (soit par manque d’apport personnel, soit par manque de capacité de financement), alors la banque vous aide à créer un plan de financement pour vous permettre de devenir propriétaire le plus rapidement possible.

       

  2. Ensuite, grâce à l’analyse que vous aurez réalisé en amont, vous pourrez chercher un bien immobilier qui répond à vos attentes. Une fois le bien trouvé, le conseiller prend contact avec le vendeur ou l’agence immobilière. Il explique le principe et rassure les parties sur la spécificité de ce type de montage. Dans le même temps, vous réalisez vos simulations auprès des banques et préparez tous les documents nécessaires ;

     

  3. Vous signez une promesse d’achat du bien. La banque l’achète, puis  vous le revend avec une marge. Afin de rembourser l’achat selon vos capacités, la vente est échelonnée dans le temps.
Stop ! On respire.

Vous souhaiter investir dans le respect de vos valeurs, on peut vous aider. Découvrez nos solutions éthiques et passez à l’action

Les conditions pour réaliser un prêt sans usure

Afin de pouvoir prétendre à un prêt Halal, voici quelques conditions que le demandeur doit respecter : 

  • La charge mensuelle de remboursement du prêt immobilier ne doit pas dépasser 35% de ses revenus, sachant que la durée maximum de remboursement en France est comprise entre 18 et 20 ans, selon la banque ; 

 

  • L’apport nécessaire doit représenter au minimum 15 à 20% de la valeur totale du bien immobilier ;

 

  • Les biens immobiliers achetés doivent avoir impérativement plus de 5 ans (il n’est donc pas possible de financer des terrains, des constructions ou des biens de moins de 5 ans). 

Lina, la néo-banque islamique et éthique

Beaucoup de musulmans nécessitent des solutions de financement éthiques, qui leur permettront de concrétiser leurs projets, personnels ou professionnels. Le problème, c’est que très peu de banques pratiquant la finance conventionnelle proposent des produits Halal. Ce manque de solutions conduit souvent les clients à mettre leurs projets sur pause, dans l’attente d’alternatives. Basée sur les principes de la charia, la finance islamique proposée par la néo-banque Lina, se pose en alternative éthique, participative et transparente. Elle révolutionne le marché de la manière suivante : 

  • Ceux qui souhaitent faire travailler leur argent peuvent placer leur épargne dans des produits d’investissement licites, et en récolter les fruits ;

     

  • Ceux qui nécessitent des solutions de financement peuvent le faire sans Riba, et dans le respect des principes religieux.

L’épargne des uns finance les projets des autres, toujours de manière licite et transparente. 

L’usure dans l’Islam : Ce qu’il faut retenir

  • L’usure représente l’intérêt que doit verser le débiteur à la structure financière lui prêtant de l’argent ;

     

  • Aussi appelée Riba, elle est interdite par le Coran car considérée comme impure ; 

     

  • Certaines structures financières telles que Lina, permettent à leurs clients de faire financer leurs projets via le contrat Mourabaha ; 

 

Vous souhaitez devenir membre d’une néo-banque qui s’investit pour ses clients, et qui veut changer la vie des musulmans ? Prenez rendez-vous avec l’un de nos conseillers Lina, et prenez part au changement !

 

FAQ : Comment concilier finance et valeurs ?

La réponse est oui. Selon le Coran et la Sunna, l’investissement est autorisé et encouragé. Cependant, l’investissement doit être conforme aux principes de la finance islamique, qui interdisent notament certaines pratiques telles que le prêt à intérêt, l’investissement dans des entreprises non conformes à l’éthique islamique et l’utilisation de produits financiers à haut risque ou à effet de levier.

Oui, le principe fondamental de l’investissement conforme à l’éthique islamique est le concept de justice et d’équité. Ces principes sont appliqués à tous les investissements et à tous les produits financiers. Les investissements conformes à l’éthique islamique ne peuvent pas financer ou encourager des activités qui sont contraires aux valeurs islamiques et à la loi islamique, comme les jeux de hasard, l’alcool, le tabac et les produits dérivés du porc. Les produits financiers conformes à l’éthique islamique sont conçus pour encourager un investissement juste et équitable et pour minimiser les risques et la spéculation.

Les frais et commissions liés à l’investissement peuvent varier selon le type de produits et services financiers sur lesquels vous souhaitez investir. Il est important de discuter avec votre courtier ou votre conseiller financier pour connaître tous les frais et commissions associés à votre investissement. Ces frais et commissions peuvent comprendre des frais de courtage, des frais de gestion, des frais de transaction et des frais annuels.

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Dans ses fondements, la religion musulmane ne fait pas de distinction entre le spirituel et le profane.

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