CALCULER SA ZAKAT AL-MAAL : GUIDE COMPLET POUR NE PAS SE TROMPER
- Qu'est-ce que la zakat : son fondement et ses objectifs
- Le « simulateur zakat » : qu’est-ce qui cloche ?
- Êtes-vous redevable de la zakat cette année ?
- Taux de la zakat et bien concernés
- Calculer la zakat selon la nature de votre patrimoine
- Calculez votre zakat avec simulateur gratuit et sans engagement
- Zakat pro : la zakat de votre entreprise
- À qui verser sa zakat pour qu'elle soit valable ?
- Donner sa zakat en confiance et sans frais
- Zakat al-fitr : une autre logique
- Foire aux questions
La richesse n’appartient pas à son seul détenteur : voilà ce que révèle la sagesse islamique. À travers la zakat, le croyant assure sa croissance et sa pureté, dans un même mouvement. Pourquoi ? Parce que la religion ouvre au monde. Parce que nous sommes responsables des personnes dans le besoin. Voilà pourquoi cette aumône obligatoire est l’un des cinq piliers de l’Islam.
C’est une dette envers Dieu et les hommes. C’est une contribution au monde.
En théorie, tout est simple. Elle est calculée à partir de votre patrimoine au moment où s’achève l’année lunaire. Son taux s’élève à 2,5 %, une fois dépassé le seuil minimum (appelé nissâb).
En pratique, cela soulève nombre de questions quant au montant exact. Ce guide apporte une information claire, tranchée, fondée sur l’école malikite et validée par le Shariah Board de Lina.
Comment déterminer ce patrimoine ? Quelles règles s’appliquent selon la nature des biens détenus ? Les calculateurs de zakat sont-ils fiables ?
Lina vous accompagne, pas à pas, pour comprendre les règles applicables à chaque type d’actif et verser la zakat en confiance et en conformité.
La prospérité est belle lorsqu’elle bénéficie au plus grand nombre. S’acquitter de la zakat nécessite donc de la transparence.
Un guide complet pour trancher
Vous avez sans doute déjà constaté que le calcul en ligne de votre zakat est inconfortable. Pour un patrimoine identique, d’un simulateur à l’autre, le résultat varie… Approximation ou tromperie ? Ni l’une ni l’autre. En réalité, on comprend ces différences en saisissant que les simulateurs en question s’appuient des écoles juridiques différentes.
D’où ce choix assumé par Lina : le parti pris de la cohérence. Le guide qui suit considère exclusivement l’avis de l’école malikite. Nulle mise en cause des autres écoles, dont nous respectons, naturellement, les positions. Ce qui importe, au premier chef, c’est la clarté. En France, les fidèles qui suivent une autre tradition juridique disposent de leurs propres références. Quant aux autres, ils sont en quête de réponses fiables, justifiées directement applicables.
À ces derniers nous avons souhaité apporter des réponses précises aux questions les plus fréquentes :
- Suis-je redevable de la zakat cette année ?
- Qu'est-ce que le nissâb ? Ai-je atteint ce seuil ?
- Quels biens entrent dans le calcul de la zakat et lesquels en sont exclus ?
- Comment calculer la zakat de mon épargne, de mon or, de mon assurance-vie, de mon PER, de mes actions ou de mes SCPI ?
- Quelles erreurs pourraient rendre ma zakat irrégulière ?
- À qui puis-je légitimement verser ma zakat ?
- Quelles différences entre la zakat al-maal et la zakat al-fitr ?
Qu'est-ce que la zakat ? Son fondement et ses objectifs
Avant de calculer un montant si symbolique, il faut comprendre les principes qui le gouvernent. Sous les chiffres, il y a l’esprit. La zakat est une aumône, bien sûr, mais ce n’est pas une simple aumône. C’est un acte d’adoration.
Si le mot zakat renvoie à l’idée de croissance, c’est parce que la générosité n’appauvrit jamais. À ce que l’on possède, elle ajoute de la profondeur, de la beauté. En d’autres termes, elle offre une valeur spirituelle à la valeur matérielle.
En fait, la zakat est tournée vers la justice sociale. En faisant circuler une partie des richesses, elle rappelle qu’aucun patrimoine ne saurait être totalement détaché du bien commun. Et pour formaliser cet engagement envers les nécessiteux, cette obligation ne peut être laissée à la libre appréciation de chacun. Là est sa force. Là est son objectivité. Et c’est ainsi qu’elle se voit encadrée par des conditions précises de calcul, de versement et de validité.
On se gardera de confondre la zakat al-maal, dont il est ici question, avec la zakat al-fitr. Cette dernière étant versée à la fin du Ramadan, avant la prière de l’Aïd. Ces deux obligations méritent néanmoins d’être comparée, ne serait-ce que pour mesurer ce qui les singularise. Nous y reviendrons un peu plus loin.
Le « simulateur zakat » : qu’est-ce qui cloche ?
Nous le disions, les simulateurs sont des révélateurs. Ils traduisent des lectures, des conceptions ou des intentions. Là est leur force. Là est aussi leur faiblesse, puisqu’ils ouvrent à l’incertitude quand on voudrait, au contraire, obtenir la réponse exacte à une situation précise.
D’une certaine manière, ces écarts sont légitimes. Ils témoignent d’une grande richesse au sein de la tradition juridique musulmane, qui ne sont pas toutes alignées sur les mêmes règles. Cependant, elles laissent souvent le croyant perplexe. Oui, assurément, l’obligation religieuse appelle à la précision.
À titre d’exemple, le seuil du nissâb peut être calculé à partir de l’or ou de l’argent. Tous les placements ne sont pas perçus et interprétés de la même manière, tout comme le mode d’intégration de certains biens au patrimoine. Ces divergences ne sont pas nouvelles, loin s’en faut, et peuvent être défendues pour peu que leurs sources soient sérieuses.
Problème : quelle somme retenir lorsque l’on fait face à une fourchette ? Pour pallier l’hésitation, nous avons choisi de partager l’accès à notre propre calculateur de zakat. Ses mérites sont ceux du cadre unique. Plutôt que de juxtaposer les réponses, nous avons privilégié les préceptes d’une tradition de référence : l’école malikite. Il ne s’agit pas de pousser une préférence personnelle, mais de suivre l’avis retenu par un collège de spécialistes qui composent notre comité de conformité Shariah.
En somme, la simulation est une excellente démarche, pour peu qu’elle soit méthodologiquement cadrée. À ce titre, nous vous déconseillons de vous référer aux vidéos Instagram ou YouTube, nombreuses mais peu fiables en la matière…
Êtes-vous redevable de la zakat cette année?
L’Islam promeut la mesure. Aussi, à l’impossible, nul n’est tenu. De la même manière que le grand pèlerinage (hajj) est une obligation pour ceux qui sont financièrement et physiquement en mesure de l’accomplir, la zakat ne vous concerne que sous certaines conditions.
Il y en a trois :
- Vous êtes musulman
- La valeur de vos possessions atteint le nissâb, le seuil qui vous rend redevable
- Ce patrimoine est détenu depuis une année lunaire complète (le hawl)
Note : Indexé sur le cours de l’or ou de l’argent, le nissâb évolue avec eux.
En deçà du seuil, toute aumône devient volontaire. Elle est alors, librement définie et relève de la sadaqa.
Au-delà du nissâb, l’année de zakat commence. Un an lunaire plus tard, si vous êtes toujours au-dessus du seuil, la zakat est due et doit être versée sans retard injustifié.
Si vos biens descendent réellement sous le montant du nissab au cours de l’année, le hawl est interrompu, selon l’avis majoritaire. Une nouvelle année débute lorsque le seuil est de nouveau atteint. Pour vous simplifier la vie, le plus pratique reste de vérifier le nissab au début et à la fin de l’année lunaire.
Taux de la zakat et biens concernés
Il y a ici une règle contre-intuitive et qui mérite d’être rappelée : le montant à reverser porte sur ce que vous possédez et non sur ce que vous gagnez. Cette nuance est capitale.
Par exemple, si votre salaire annuel de 30 000 euros est intégralement dépensé à la date de versement, vous n’êtes pas tenu de payer quoi que ce soit. À l’inverse, si une épargne de 10 000 euros a été réalisée et demeure dans votre patrimoine, vous devez payer la zakat En somme, on considère donc moins le revenu que le patrimoine.
Reste à déterminer les biens ici visés. Tous ceux qui constituent une richesse effectivement détenue. L’argent liquide, l’épargne, l’or ou l’argent conservés comme réserve de valeur, les créances certaines, mais aussi les stocks ou les marchandises d’une activité commerciale.
Cependant, il convient d’exclure ce qui est réservé à l’usage personnel pour calculer votre zakat. Il en va ainsi pour votre résidence principale, votre véhicule, les meubles ou les bijoux que vous portez au quotidien, à condition qu’ils n’aient pas été acquis en vue d’une revente.
Une fois établie cette assiette, l’essentiel est fait et il ne restera qu’à appliquer le taux de zakat al maal, soit 2,5 % par année lunaire sur patrimoine net, (après déduction des dettes exigibles à court terme).
Un calcul fondé sur l’année solaire est admissible. Dans ce cas, la période étant plus longue, le taux retenu sera légèrement supérieur. Il s’agit ainsi de compenser la différence de durée entre les deux calendriers.
Ne pourront être déduites que les dettes exigibles au cours de l’année. Il en va ainsi pour un impôt ou une facture arrivée à échéance. Toutefois, l’emprunt remboursable sur plusieurs années ne se déduit pas intégralement, pas plus qu’une dépense projetée dans le futur.
Calculer la zakat selon la nature de votre patrimoine
Nous voici au cœur du sujet.
Connaître le taux de la zakat est une chose, savoir l’appliquer en est une autre.
Ici, précisément, s’interrompent la plupart des guides. Pourquoi ? Parce que les situations individuelles sont multiples, par définition, et qu’elles suscitent toutes sortes d’erreurs.
Vous savez qu’un patrimoine ne peut être réduit au seul compte courant. S’y ajoutent de l’épargne, de l’or, de l’investissement immobilier, une assurance-vie, un PER, des actions, des SCPI ou encore des ETF.
Or, si tous ces actifs participent d’une richesse totale, ils ne répondent pas aux mêmes règles.
Épargne et liquidités
Débutons par le cas le plus courant.
Toutes les sommes immédiatement disponibles entrent dans le calcul. À cet égard, vous devez naturellement considérer les comptes courants, livrets d’épargne, espèces, mais ce n’est pas tout. Les avoirs que l’on peut assimiler à de l’argent sont aussi à prendre en compte. C’est le cas, par exemple, des chèques cadeaux (pour peu qu’ils soient valides).
Une fois déduites les dettes exigibles, vous pouvez procéder au calcul. Une épargne nette de 10 000 euros conduit à une zakat de 250 euros.
Or et métaux précieux
L’or accumulé comme réserve de valeur est aussi soumis à la zakat.
Selon quelle approche ? Sur la valeur intrinsèque du métal au jour du versement. On veillera donc à exclure de cette valeur tout ce qui relève de la valeur commerciale ou du travail humain, comme la marque du bijou ou le travail d’orfèvrerie.
Il en va de même pour les autres métaux ou pour les pierres précieuses, mais uniquement si vous les destinez à la revente.
Le bijou réservé à un usage personnel n’entre pas dans cette base de calcul.
Immobilier et SCPI
Même esprit ici, car votre résidence principale est exclue du calcul, de même que tout bien dont l’usage est personnel ou familial (une résidence secondaire, par exemple, ou le logement de votre enfant).
Cependant, la logique varie lorsqu’il s’agit d’un investissement.
Dans le cas d’un bien immobilier (ou de parts de SCPI) dont vous percevez des revenus, les règles de zakat s’appliquent. Concrètement, vous devez retenir les loyers encaissés et encore présents dans votre patrimoine au moment de payer la zakat.
Attention. Un terrain ou un immeuble acquis pour la revente change de nature. Il équivaut à un « actif commercial », et c’est sa valeur de marché qui entre, chaque année, dans l’assiette de calcul.
Actions, assurance-vie, PER et placements financiers
À nouveau, la réponse diffère selon la finalité du placement.
Le cas des actions se subdivise en deux catégories :
- celles qui ont vocation à produire du revenu (la zakat porte sur ce qui a été perçu et conservé),
- celles qui répondent à une logique de revente (on se souciera alors de la valeur totale du portefeuille).
Pour une assurance-vie, on retiendra la valeur de rachat disponible.
Point d’attention : quid de la moins-value ? Sachez qu’elle ne dispense pas automatiquement de la zakat. Le placement qui produit des revenus reste intégré au calcul.
Le calcul s’effectue à partir de votre situation patrimoniale au jour de la zakat. Tous les avoirs récupérables sont additionnés, sans distinction de leur origine.
Les ETF capitalisants appellent une vigilance particulière : les dividendes automatiquement réinvestis sont réputés acquis et intègrent donc la base de calcul.
Quant aux actions gratuites attribuées par un employeur, elles sont à considérer une fois leur acquisition définitive, lorsque la période de blocage est expirée.
Investir, c’est facile. Construire une stratégie, beaucoup moins. Le plus difficile n’est pas d’investir, c’est de savoir pourquoi, comment et dans quoi. Voici les cinq étapes pour démarrer sans vous tromper.
Calculez votre zakat avec simulateur gratuit et sans engagement
Vous disposez à présent de toutes les clés. Ou presque.
Les principes sont assez simples, parce qu’ils rejoignent le bon sens. Pourtant, selon votre situation, leur application peut faire couler la sueur… En procédant « à la main », poste par poste, on perd à la fois du temps et des certitudes. Valeur du nissâb, nature des biens soumis à la zakat, règles qui leur sont propres, dettes, placements, etc. L’erreur est vite arrivée.
Vous souhaitiez suivre une obligation religieuse et vous faites face à un calcul mathématique.
D’où le simulateur de zakat développé par Lina, qui vous guide étape par étape. Vous renseignez vos contrats et vos avoirs, l’outil applique les règles de l’avis malikite point par point.
Vos contrats sont analysés. En cas de supports non conformes à l’éthique islamique, vous êtes alertés. Ce qui doit être additionné l’est. De même que ce qui doit être soustrait. Il en ressort un montant en euros. Inutile de jongler entre différentes méthodes. Clarté et sérénité.
L’outil de Lina est fiable pour la très grande majorité des patrimoines. Notez toutefois que les situations particulières supposent le conseil d’un savant.
Zakat pro : la zakat de votre entreprise
Oui, la calcul ne s’arrête pas au patrimoine personnel si vous exercez une activité indépendante ou dirigez une entreprise. C’est un angle mort que beaucoup oublient.
Fort heureusement, à l’inverse des obligations légales et fiscales, notoirement complexes, le calcul est ici relativement rapide, une fois adoptée la bonne méthode.
Le montant de la zakat professionnelle ignore votre chiffre d’affaires. Il se calcule à partir des avoirs nets de l’activité :
- Liquidités des comptes professionnels,
- Valeur actuelle du stock,
- Créances clients certaines et recouvrables.
Du total, il vous faut alors déduire les dettes exigibles à court terme (TVA, impôt sur les sociétés, fournisseurs à régler). Le taux reste de 2,5% sur le Net obtenu.
Le simulateur Lina gère la diversité des statuts et situations entrepreneuriales.
L’activité de conseil, la profession libérale ou la prestation de services sont concernées au même titre que les activités commerciales, dès lors que les avoirs atteignent le nissâb.
La flat tax sur des dividendes non encore distribués n’est pas déductible tant que la distribution n’a pas eu lieu.
À qui verser sa zakat pour qu'elle soit valable ?
Nous sommes au clair avec les règles de calcul, mais le paiement de la zakat ne s’arrête pas là. Au contraire, c’est même ici qu’il commence…
À qui légitimement la verser ?
Le Coran énumère huit catégories de bénéficiaires, au rang desquels on rencontre les plus pauvres de nos contemporains, les personnes lourdement endettées et d’autres catégories d’individus que liste la tradition juridique musulmane.
En d’autres termes, votre sympathie, votre souci sincère du sort d’autrui, ne saurait suffire. Le bénéficiaire sera légitime s’il entre dans le champ défini par cette obligation.
L’erreur la plus fréquente est commise de bonne foi. Elle consiste à verser la zakat à vos parents ou vos enfants. Or, leur entretien relève déjà de votre responsabilité.
Vous ne pouvez pas non plus intégrer au montant de votre zakat celle d’un enfant dont le patrimoine dépasse le nissâb. Il a sa propre obligation de verser la contribution. Elle n’est pas transférable.
Une école ou une association ne peut pas recevoir la zakat au seul motif de ses difficultés financières.
Cependant, un frère, une sœur dans le besoin peut être éligible.
Il est également permis de donner la zakat hors de France, à condition que les bénéficiaires remplissent les critères prévus.
Donner sa zakat en confiance et sans frais
Après le calcul et le versement, un troisième temps s’ouvre parfois : celui de l’inquiétude.
Mon don est-il parvenu jusqu’à ceux à qui il s’adresse ?
Acquitter la zakat n’est pas une opération bancaire dont on se débarrasse. Pour que les choses soient correctement faites, il faut idéalement vérifier l’éligibilité du ou des bénéficiaires, instruire le dossier, et reverser les fonds dans l’année, sans les laisser dormir ni les reporter.
Le choix de Lina est sans détour. Nous ne collectons pas votre zakat. Nous ne prélevons aucun frais sur son versement. Notre rôle est à la fois plus simple et plus responsable : vous orienter, en toute indépendance, vers un partenaire de confiance.
Pour le dire un peu brutalement, les associations qui nous proposent une commission pour orienter nos clients vers elle sont éconduites dans l’instant. La zakat n’est pas un canal commercial et nous n’avons pas vocation à en capter quoi que ce soit, directement ou indirectement.
Nous portons haut l’idée de « zakat productive ». Oui, il est parfois bon de savoir répondre à une urgence. Mais il est bon aussi de veiller à la transformation durable des situations. Ces deux formes d’aide se complètent plus qu’elles ne s’opposent. Permettre à un étudiant d’achever ses études, favoriser une réinsertion professionnelle ou accompagner une famille vers son autonomie, sont autant de trajectoires qui nous sont chères.
Elles disent quelque chose de l’esprit de la zakat.
Zakat al-fitr : une autre logique
Nous avons parlé jusqu’ici de la zakat al-maal, et il n’est pas inutile de finir en la distinguant d’une autre obligation religieuse : la zakat al-fitr.
Cette dernière est une aumône de rupture du jeûne, versée à la fin du Ramadan, avant la prière de l’Aïd. On parle alors d’un montant modeste et forfaitaire, dû pour chaque personne du foyer, y compris les enfants, et que le chef de famille verse pour les siens. Toute considération de patrimoine est ici exclue.
En somme, les deux zakats répondent à des logiques distinctes. La seconde permet aux plus démunis de célébrer l’Aïd dignement, et de purifier le jeûne de ses manquements.
Foire aux questions
Cette FAQ synthétise les réponses officielles apportées du Shariah Board de Lina Finance. Elle vise à traiter les principales questions posées lors d’une visioconférence consacrée à a zakat.
Faut-il être au-dessus du nissâb toute l'année ?
C’est préférable, mais l’essentiel est de l’être au début et à la fin de l’année lunaire. Si les biens descendent réellement sous le seuil en cours d’année, le hawl est interrompu et une nouvelle année est comptée dès que le nissâb est de nouveau atteint.
Doit-on verser la zakat dès que l'on connaît son montant ?
Oui, sans retard injustifié, une fois l’année lunaire écoulée et le nissâb atteint. Il est en revanche permis d’anticiper le versement avant la fin du hawl, par exemple avant le Ramadan.
Le salaire mensuel est-il soumis à la zakat ?
Non, pas en tant que tel. La zakat ne porte pas sur la fin du mois, mais sur les avoirs conservés au jour du calcul. La part dépensée n’est pas concernée, la part épargnée l’est.
L'argent prêté entre-t-il dans le calcul ?
Oui, s’il s’agit d’une créance certaine et recouvrable auprès d’un débiteur solvable. Si le remboursement est douteux, elle n’est pas comptée, mais le sera l’année du jour où la somme sera récupérée.
Peut-on déduire ses dettes et ses impôts ?
Oui, les dettes réellement exigibles à court terme : factures dues, TVA établie, impôt sur les sociétés à payer. On ne déduit pas un financement étalé sur plusieurs années, ni un loyer futur, ni une dépense seulement prévue.
Comment calculer la zakat sur un bijou en or 18 carats détenu comme épargne ?
L’or 18 carats correspond à 75 % d’or pur. On multiplie le poids par 75 %, puis par le cours du gramme d’or au jour du calcul, et on applique 2,5 %. La marque et le travail artisanal ne comptent pas.
Comment traiter les actions, ETF et SCPI ?
Détenus pour leurs rendements, la zakat porte sur les revenus perçus et conservés, pas sur la valeur des parts. Un ETF capitalisant dont les gains sont réinvestis voit ces gains entrer dans la base de calcul. Détenus pour la revente, ils sont traités comme une marchandise sur leur valeur de marché.
Et les crypto-actifs ?
Ils sont assimilés à des biens monétaires. Leur valeur de marché au jour du calcul est soumise à la zakat dès que le nissâb est atteint et qu’une année lunaire s’est écoulée, même sans revente.
Peut-on donner sa zakat à ses parents ? A un membre de la fratrie ?
Pas à ses parents, dont la prise en charge vous incombe déjà. Oui à une sœur, si elle entre dans les catégories de bénéficiaires.
J'ai oublié de verser ma zakat les années passées, que faire ?
La zakat non versée reste une dette religieuse qui ne s’efface pas avec le temps, quel que soit son motif. Il faut estimer les montants dus pour les années concernées et les verser dès que possible, au besoin de manière échelonnée.
Lina propose-t-elle un outil pour calculer la zakat ?
Oui, via son simulateur zakat et l’accompagnement d’un conseiller pour les situations particulières.
Déjà plus de 1000 Musulmans ont sauté le pas
Je suis très satisfaite des services proposés, de la réactivité et de la transparence dont fait preuve Lina. Je tiens à souligner l'honnêteté et l'éthique dont font preuve les conseillers.

