“Ça paye d’être médecin”

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| Christophe |
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Hier, j’expliquais à un proche que je n’avais pas vu depuis quelques années pourquoi j’en étais arrivé à quitter mon poste de directeur d’agence en banque pour me lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Au fil de la discussion, j’ai présenté notre offre spécifique aux médecins et là, pour la énième fois, j’ai eu droit à l’éternel refrain « ça paye d’être médecin » (sous-entendu pourquoi tu ne factures pas tes services à un prix plus élevé).

Autant être clair et direct, je crois franchement que si je devais écrire un livre sur les remarques que je n’arrive plus à entendre, celle-ci serait au top du classement.

Voilà maintenant plus de 13 ans que j’ai noué une relation de confiance avec des cadres, des chefs d’entreprises et principalement des professionnels de santé qui me dévoilent leur quotidien.

Sur cette durée, j’ai clairement pu constater une dégradation des conditions de travail des médecins que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs.

Aujourd’hui, être médecin c’est :

  • De longues et épuisantes études
  • Des horaires insupportables (gardes, astreintes, peu de sommeil, peu de repos, parfois des semaines de 90h)
  • Une vie de famille mise de côté (enfant qui grandisse sans même que l’on ne s’en rende compte)
  • Une pression permanente (rythme de travail effréné, responsabilités très élevées et situations critiques fréquentes, risque de sanction à la moindre erreur)
  • Des jours de repos durant lesquels on doit donner des consultations gratuites à nos amis ou connaissances
  • Beaucoup de travail personnelle (formation permanente)
  • Une déshumanisation des relations
  • Peu de reconnaissance de nombreux patients (de toute façon « ça paye d’être médecin »)
  • Une retraite minable (catégorie pour laquelle le taux de remplacement est des plus faibles)
  • Une couverture sociale ridicule

Et je suis sûr d’en oublier…

Tous ceux qui continuent à proclamer la richesse des médecins devraient prendre un instant et commencer par diviser le salaire du médecin par le nombre d’heures de travail. Ensuite, reprendre toutes les contraintes citées ci-dessus et les comparer à sa propre activité professionnelle. Cela leur éviterait certainement de formuler des jugements à l’emporte-pièce.

Et pour notre part, nous continuerons à les soutenir dans la gestion de leur patrimoine en leur faisant gagner un temps précieux à consacrer à leurs proches, sans les exploiter grâce à des commissions à rallonge !

Car oui, avoir une éthique ce n’est pas qu’un slogan, c’est avant tout des actes !

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